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Aller de l’avant dans un contexte incertain: la planification financière (et la replanification) au temps de la COVID-19

Aller de l’avant dans un contexte incertain: la planification financière (et la replanification) au temps de la COVID-19

 

Article paru initialement dans The Advisor, édition de l’automne 2020. Pour consulter la publication au complet, consulter : www.thenloweadvisor.org

 

Par Lindsay Stewart Glor

Photo : Chronis Yan, Unsplash

Ayant des clients dans 42 pays, l’équipe de SalonScale Technology, entreprise établie à Saskatoon, a dû demeurer à l’avant-plan de la pandémie, et porter une grande attention à l’évolution des règles et des restrictions d’un pays à l’autre. « C’est un peu comme faire du surf », affirme Alicia Soulier, cofondatrice. « Vous devez demeurer sur le haut de la vague ». Quand le nombre de contaminations a commencé à augmenter aux États-Unis et que 80 salons ont fermé leurs portes en Californie, Mme Soulier a adapté son programme publicitaire pour privilégier d’autres régions et l’équipe a fait état de ce changement dans son plan financier. « J’ai ajouté une troisième colonne dans mon plan financier, une colonne COVID-19 », précise Mme Soulier. « Cela favorise la transparence et permet d’indiquer aux investisseurs qu’une situation était liée à la COVID-19 ».

En cernant les mesures que prend une entreprise pour évaluer les répercussions de la COVID-19 sur ses activités, on peut obtenir un portrait plus limpide de sa situation actuelle, tout comme l’examen des résultats financiers d’exercices précédents.

Comme l’explique Cheryl Baldwin, présidente et directrice générale de BCP Business Services, de Winnipeg, « Au début, il y avait énormément de crainte et beaucoup de panique ». « Le temps est maintenant venu de reprendre nos esprits et de songer à comment nous allons aller de l’avant. »

Les entrepreneurs doivent se plonger à fond dans leurs résultats financiers et brosser un tableau réaliste de la situation de leur entreprise, comme le précise Jill Earthy, présidente et directrice générale du Women’s Enterprise Centre de la Colombie-Britannique. « De nombreuses femmes entrepreneures sont passablement épuisées à force de devoir s’adapter constamment, mais il est difficile de continuer à fonctionner dans les limbes. Il est nécessaire de comprendre ce qui se passe, d’établir des objectifs clairs puis de s’adapter à la nouvelle vision ».

Dès qu’un entrepreneur dispose de données financières à jour, Mme Baldwin lui demande souvent d’établir un éventail d’hypothèses, en commençant par le pire scénario.

« Pour un entrepreneur, il est utile de déterminer comment on réagirait face à la pire des situations, affirme Mme Baldwin. On peut ensuite étudier le scénario le plus plausible et en tenir compte. Une fois le plan de match établi et qu’il a été consigné par écrit, on est souvent soulagé de voir à quel point la situation n’est pas si critique et qu’il est envisageable d’aller de l’avant ».

Il revient à l’entrepreneur de déterminer l’étendue de sa planification dans le temps et ses décisions à cet égard peuvent dépendre de l’évolution du secteur d’activité et des cycles saisonniers. Jill Earthy recommande pour sa part d’établir des plans de courte durée (90 jours), de moyenne durée (de trois à neuf mois), puis de longue durée (sur trois à cinq ans), et d’examiner ensuite les flux de trésorerie, ainsi que les subventions, les prêts et les divers programmes gouvernementaux offerts. Il est important de s’engager à fond dans la planification et « d’y prendre une part active », comme le précise Jill Earthy, même s’il est parfois difficile de trouver le temps pour cette tâche.

Comme le précise Nancy Wilson, fondatrice, présidente et chef de la direction de la Canadian Women’s Chamber of Commerce, « les responsabilités accrues assumées par les femmes pour s’occuper de leurs enfants et de parents âgés réduit le nombre d’heures qu’elles peuvent consacrer à leur entreprise pour faire face aux problèmes économiques découlant de la COVID-19 ». Cela inclut la capacité d’aller au-delà des considérations de flux de trésorerie pour élargir leur clientèle et trouver d’autres sources de revenus. L’imprévisibilité et la crainte réelle d’un échec causées par la pandémie continuent d’entraîner coût émotif énorme qui peut se traduire par un terrible isolement, en particulier lorsqu’une entrepreneure hésite à accroître le fardeau qui pèse sur leurs employés ou les membres de leur famille.

Comme l’admet Alicia Soulier, « il peut être difficile de s’atteler à la tâche et d’être vulnérable, surtout pendant une crise ». Le fait de communiquer avec un groupe d’entreprises ou un réseau associé à un secteur d’activité peut aider, tout comme le fait d’établir des liens avec les membres d’Organisations d’entreprises de femmes du Canada (OEFC), qui offre des outils de soutien aux femmes chefs d’entreprise.

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