Le 26 mars 2025, les Organisations d’entreprises de femmes du Canada (OEFC), en collaboration avec des partenaires de l’écosystème de partout au pays, ont organisé un événement virtuel qui a réuni des expertes de l’industrie, des personnalités du monde des affaires et des femmes entrepreneures pour discuter de l’incertitude entourant les droits de douane proposés par les États-Unis.
Les expertes ont fait part d’idées et d’expériences, en fournissant des renseignements généraux, en abordant des perspectives rattachées au commerce international et en communiquant des stratégies pour que les femmes entrepreneures se taillent une place enviable dans le marché mondial.
Les femmes entrepreneures de partout au Canada ont été invitées à soumettre leurs questions à l’avance et à faire part de leurs commentaires et de leurs questions pendant l’événement. Elles ont également formulé des commentaires en temps réel concernant les questions clés.
“Quelle est votre plus grande préoccupation au sujet des droits de douane? » a donné lieu aux réponses suivantes.
Via Mentimeter
Répercussions sur les femmes entrepreneures
Les entreprises de partout au Canada sont confrontées à une grande incertitude en raison des droits de douane imposés ou susceptibles d’être imposés par les États-Unis. L’augmentation des coûts et les perturbations des revenus touchent les petites et moyennes entreprises (PME).
Les entreprises appartenant à des femmes sont touchées de manière disproportionnée en raison de réserves financières plus petites et de ressources limitées. Bien que de nombreuses entreprises dirigées par des femmes n’exercent pas d’activités dans le secteur de la fabrication, une industrie directement visée par les droits de douane, elles subissent indirectement les effets d’entraînement sur les chaînes d’approvisionnement et l’instabilité des marchés.
POINT À RETENIR : Comme le marché des États-Unis perd de son attrait, il est temps d’explorer de nouveaux marchés dans d’autres régions, notamment le Mexique, l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
QUESTIONS CONNEXES :
Bien que les droits de douane n’aient pas d’incidence directe sur notre industrie, quelle sera l’incidence des répercussions qui en découleront sur l’économie?
L’incertitude entourant les droits de douane pourrait avoir une incidence sur divers facteurs. Les droits de douane sont susceptibles de mener à une hausse des prix pour les consommateurs, ce qui entraînerait une réduction de la demande pour les produits canadiens. L’incapacité de vendre le même volume de produits pourrait se solder par une diminution des activités, puis par des pertes d’emplois. Lorsque les matières premières ou les composants proviennent d’un autre pays, le temps et le coût d’acquisition de ces intrants risquent d’augmenter, pouvant ainsi perturber la chaîne d’approvisionnement.
tirages, au matériel d’artiste et au contenu numérique du Canada?
Les industries les plus durement touchées par les droits de douane sont l’acier, l’aluminium, l’énergie et l’agriculture, qui contribuent toutes de manière importante à l’économie canadienne. Les PME sont particulièrement vulnérables, car elles n’ont souvent pas la capacité d’absorber les hausses de coûts ou de négocier des conditions commerciales qui leur sont favorables.
Les études révèlent que 26 % des entrepreneurs potentiels sont « absents » de l’économie, ce qui signifie que les personnes qui pourraient démarrer une entreprise s’abstiennent de le faire. Il est alarmant de constater que 78 % de ces personnes sont des femmes. En remédiant à cet écart entre les sexes, on pourrait augmenter de 6 % le produit intérieur brut (PIB) du Canada, ce qui permettrait d’ajouter entre 150 et 180 milliards de dollars à la croissance économique.
POINT À RETENIR : En remédiant à l’écart entre les sexes dans le domaine de l’entrepreneuriat, les femmes peuvent stimuler la croissance dans des industries clés touchées par les droits de douane, renforcer les PME et créer jusqu’à 180 milliards de dollars de retombées économiques pour le Canada.
Stratégies à l’intention des entreprises pour répondre aux droits de douane
En réponse à ces défis commerciaux, les entreprises se penchent sur plusieurs stratégies pour atténuer les risques et maintenir la stabilité. Certaines sont à la recherche de programmes de soutien gouvernementaux pour compenser les pertes financières, tandis que d’autres modifient leurs stratégies de tarification pour lutter contre la hausse des coûts.
Un nombre croissant d’entreprises renégocient également de manière proactive les contrats conclus avec leurs clients américains afin d’assurer la stabilité des prix. Les entreprises qui explorent d’autres marchés que les États-Unis s’efforcent de plus en plus à diversifier les marchés d’exportation, ciblant le Mexique, l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Sud.
De même, les entreprises songent également à renforcer leurs ventes et leurs chaînes d’approvisionnement au pays, en tirant parti de la préférence croissante des consommateurs pour les produits d’origine locale. En effet, 85 % de la population canadienne préfère dorénavant « acheter canadien ».
Via Mentimeter
POINT À RETENIR : Les femmes entrepreneures ont une occasion unique de percer de nouveaux marchés mondiaux, d’accroître leurs ventes nationales et de tirer parti de la demande croissante pour des produits fabriqués au Canada. Elles pourront ainsi des entreprises plus résilientes et concurrentielles.
QUESTIONS CONNEXES :
Que dois-je savoir au sujet de la conformité à l’Accord Canada—États-Unis—Mexique?
Malgré les droits de douane américains imposés au Canada en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA)des États-Unis, les exportateurs canadiens peuvent encore bénéficier d’une exemption de droits si leurs biens respectent l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
La conformité à l’ACEUM signifie que les biens respectent les règles d’origine de l’ACEUM et qu’ils sont admissibles à un traitement tarifaire préférentiel. Pour confirmer que votre produit respecte les règles d’origine de l’ACEUM et obtenir un certificat d’origine :
Déterminez le code SH de votre produit.
Déterminez si votre bien respecte les règles d’origine (les règles d’origine propres aux produits sont rédigées en fonction des codes SH).
Produisez un certificat d’origine (il n’est pas nécessaire de fournir ces informations dans un formulaire particulier. On peut les indiquer sur une facture ou tout autre document.)
Envisagez d’utiliser un modèle de certificat pour éviter les erreurs.
Fournissez le certificat d’origine à l’importateur américain afin qu’il puisse demander le traitement tarifaire préférentiel.
Demandez une décision anticipée pour savoir comment le bien sera classé à son arrivée aux États-Unis.
Communiquez avec un courtier en douane agréé pour obtenir de l’aide supplémentaire :
Pour consulter le répertoire des courtiers en douane aux États-Unis : Permitted Customs Brokers Listing | U.S. Customs and Border Protection
Pour consulter le répertoire des courtiers en douane au Canada : Recherche de courtiers en douane | Société canadienne des courtiers en douane
Pour les biens exportés aux États-Unis, la décision finale concernant la classification et le traitement tarifaire incombe au U.S. Customs and Border Protection (CBP).
Programmes de soutien gouvernementaux offerts
Pour soutenir les entreprises canadiennes confrontées à des perturbations causées par les droits de douane, plusieurs programmes gouvernementaux ont été mis en place ou élargis. Le prêt pivoter pour se propulser de la BDC offre une aide financière aux entreprises qui désirent s’adapter ou emprunter une nouvelle direction. Le Programme de soutien à la clientèle en cas de perturbations commerciales de Financement agricole Canada fournit une aide financière aux secteurs agricole et alimentaire.
De plus, le programme de Travail partagé aide les employeurs et les travailleurs à faire face à l’incertitude économique en permettant aux entreprises de réduire temporairement les heures de travail des employés et en autorisant le versement de prestations d’assurance-emploi aux employés concernés. Le programme CanExport offre du financement aux entreprises qui explorent de nouveaux marchés à l’extérieur des États-Unis, encourageant ainsi la diversification des exportations.
Par ailleurs, le Programme d’impact commercial de 5 milliards de dollars d’EDC est conçu pour aider les entreprises à étendre leurs activités à l’échelle mondiale et à gérer les risques liés au commerce.
POINT À RETENIR : GLes programmes gouvernementaux, comme le prêt pivoter pour se propulser de la BDC, CanExport et le Programme d’impact commercial d’EDC, offrent aux femmes entrepreneures une aide financière et de précieuses ressources qui leur permettront de s’adapter, de diversifier leurs marchés et d’étendre leurs activités à l’échelle mondiale.
L’avantage des accords commerciaux du Canada
Malgré les défis posés par les droits de douane américains, le Canada demeure un chef de file mondial en matière d’accords commerciaux, offrant aux entreprises l’accès à un vaste réseau de marchés internationaux. Le Canada est le seul pays du G7 à avoir conclu des accords commerciaux avec tous les autres pays du G7, ce qui crée une base solide pour le commerce mondial.
Principaux accords commerciaux :
L’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), qui donne un meilleur accès aux marchés de l’Asie-Pacifique.
L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE), qui facilite les échanges commerciaux avec les pays européens.
L’Accord de continuité commerciale Canada—Royaume-Uni (ACC Canada–Royaume-Uni), qui garantit la poursuite des activités après le Brexit.
POINT À RETENIR : Grâce au solide réseau d’accords commerciaux du Canada, qui donne notamment accès aux marchés de l’Asie-Pacifique, de l’Europe et du Royaume-Uni, les femmes entrepreneures ont une occasion unique d’étendre leurs activités à l’échelle mondiale et d’exploiter de nouveaux marchés lucratifs au-delà des États-Unis.
Plusieurs questions ont été soulevées au sujet du seuil de minimis, notamment celle de savoir s’il allait être éliminé et l’échéancier prévu, le cas échéant.
Grâce au seuil de minimis, les envois d’une valeur inférieure à 800 $ bénéficient d’une exemption de droits à leur arrivée aux États-Unis.
Le 2 avril 2025, le président des États-Unis a signé un décret visant à éliminer l’échappatoire pour les biens en provenance de la Chine et de Hong Kong, à compter du 2 mai 2025.
Le seuil de minimis pour les importations de faible valeur en provenance des autres pays prendra fin à une date qui n’a pas encore été déterminée.
Optimisme et regard vers l’avenir
Les expertes ont souligné que, malgré les incertitudes commerciales actuelles, les perturbations économiques créent souvent des possibilités de croissance et d’innovation. De nombreuses entreprises adaptent déjà leurs stratégies pour être plus résilientes, que ce soit en explorant de nouveaux marchés internationaux, en renforçant les chaînes d’approvisionnement locales ou en tirant parti des ressources gouvernementales.
Via Mentimeter
La préférence croissante pour les produits fabriqués au Canada (85 %) offre aux entreprises une occasion unique de tirer parti de la demande nationale et de développer de nouveaux avantages concurrentiels. De plus, la réputation du Canada en tant que partenaire commercial équitable, fiable et éthique continue d’attirer des acheteurs internationaux.
Les expertes ont encouragé les femmes entrepreneures à se fixer des objectifs ambitieux, à accueillir favorablement le changement et à tirer parti des ressources disponibles pour transformer ces défis en succès à long terme.
POINT À RETENIR :Malgré les incertitudes commerciales, les femmes entrepreneures disposent d’importantes occasions d’innover, de percer de nouveaux marchés internationaux, de renforcer les chaînes d’approvisionnement locales et de tirer parti de la demande croissante pour des produits fabriqués au Canada, ce qui permettra d’assurer la prospérité à long terme de leurs entreprises.
Conclusion
emande croissante pour des produits canadiens, les entreprises, en particulier celles dirigées par des femmes, sont en bonne posture pour prospérer malgré les perturbations commerciales actuelles.
Avant la tenue du forum communautaire, les personnes inscrites avaient l’occasion de soumettre des questions aux expertes. Comme nous avons manqué de temps pour répondre à toutes les questions pendant l’événement, nous avons répondu à plusieurs questions ci-dessous.
Plusieurs questions ont été soulevées au sujet du seuil de minimis, notamment celle de savoir s’il allait être éliminé et l’échéancier prévu, le cas échéant.
Grâce au seuil de minimis, les envois d’une valeur inférieure à 800 $ bénéficient d’une exemption de droits à leur arrivée aux États-Unis.
Le 2 avril 2025, le président des États-Unis a signé un décret visant à éliminer l’échappatoire pour les biens en provenance de la Chine et de Hong Kong, à compter du 2 mai 2025.
Le seuil de minimis pour les importations de faible valeur en provenance des autres pays prendra fin à une date qui n’a pas encore été déterminée.
Le traité Jay offre-t-il une protection contre les droits de douane aux Premières Nations qui exportent entre le Canada et les États-Unis?
Le traité Jay offre-t-il une protection contre les droits de douane aux Premières Nations qui exportent entre le Canada et les États-Unis?
Selon vous, quelle sera l’incidence sur les entreprises autochtones du secteur de la technologie et de la technologie financière, en particulier celles qui ont des partenariats avec le gouvernement ou des investisseurs du Canada?
Que doit-on faire lorsque seulement une partie de notre produit est soumise à des droits de douane?
Pour déterminer le bon classement tarifaire de votre produit, il faut comprendre son origine, consulter le système SH et le Tarif des douanes canadien, tenir compte des accords commerciaux applicables et possiblement demander l’avis d’experts. – Avec l’aide de l’intelligence artificielle
Quelle réglementation en matière d’importation s’applique aux vêtements en provenance du Népal et de l’Inde?
Pour importer des vêtements du Népal et de l’Inde au Canada, il faut respecter plusieurs règlements, notamment payer des droits et des taxes et tenir la documentation appropriée. Bien qu’il n’y ait pas de permis particulier exigé pour les textiles ou les vêtements, il est crucial de comprendre les classifications tarifaires et les taux applicables. De plus, vous devez conserver des registres de vos importations pendant six ans. – Avec l’aide de l’intelligence artificielle
Les entreprises américaines et canadiennes peuvent-elles déposer des marques de commerce ensemble?
i. Une entreprise américaine et une entreprise canadienne peuvent déposer une marque de commerce ensemble, mais elles doivent toutes les deux enregistrer la marque dans leur pays respectif. Les droits relatifs aux marques de commerce sont déterminés par les différents pays, ce qui signifie que l’enregistrement dans un pays ne protège pas automatiquement la marque dans un autre. Source : Office de la propriété intellectuelle du Canada
Les entreprises peinent-elles à recruter et à maintenir en poste des travailleurs qualifiés dans un environnement économique en constante évolution?
Il est intéressant de noter que beaucoup de discussions ont porté sur le fait que le Canada connaît un « gain de cerveaux » étant donné que des chercheurs, des professionnels de la santé et d’autres personnes envisagent de quitter les États-Unis pour s’installer au Canada.
« Strategies for overcoming labour shortages »
« Les cerveaux américains sont en fuite : l’AMC appelle le gouvernement à faire vite pour les attirer au Canada »: Association médicale canadienne
« It’s time for Canada’s Brain Gain »
Quelle est l’incidence des défis tarifaires actuels sur les talents au Canada, en particulier dans les industries qui dépendent fortement des importations ou des exportations?
La réponse à cette question change constamment, mais nous avons trouvé quelques articles pertinents :
« Tariffs Are Here: How Will They Impact Canadian Businesses? »
« Tariffs and Trade Policy Resource Centre »
Dans quelle province ou quel territoire une entreprise devrait-elle être enregistrée au Canada pour bénéficier du plus grand avantage fiscal?
En Alberta! Lisez l’article de la BDC pour en savoir plus sur le sujet.
L’intelligence artificielle peut-elle jouer un rôle pour faire le contrepoids aux droits de douance?
Nous avons trouvé un article intéressant : « U.S. tariffs will not slow Canada if it deploys Gen AI »
Quelle sera l’incidence des droits de douane sur les achats de technologies, l’achat de licence de logiciels et la vente de logiciels à la demande?
C’est un sujet qui suscite beaucoup de discussions! Nous avons trouvé plusieurs articles pertinents :
« US market access and cross-border operations for Canadian software companies: Areas to watch »
« How New Tariffs Could Affect Your Next Computer Purchase »
« U.S. Tariffs on Canadian Software? Let’s Talk About the Reality »
Chaque numéro met en évidence les événements à venir, les articles intéressants et les meilleures pratiques pour vous aider à élargir votre expertise et à améliorer votre collaboration avec les femmes entrepreneurs.