S’autofinancer ou emprunter?

Quand il s’agit de financer la croissance d’une entreprise, l’une des décisions les plus importantes que doivent prendre les entrepreneures est de trancher entre ne compter que sur ses propres ressources et emprunter à des bailleurs de fonds de l’extérieur.

Ce rapport : S’autofinancer ou emprunter? examine à la fois les processus internes et les influences extérieures qui pèsent sur la décision d’une femme de rechercher du financement pour son entreprise. Il explore les encouragements et les modèles mentaux qui amènent à opter pour certains moyens de financement plutôt que d’autres, ainsi que les embûches et les préjugés qui empêchent d’accéder aux capitaux.

Termes clés

Série de vidéos animées

Aperçu du projet

Au printemps 2022, l’OEFC ont lancé l’enquête nationale Prêts, capitaux et femmes entrepreneures, qui comprenait une série de groupes de discussion et d’entretiens individuels. Plus de 1 000 femmes et entrepreneurs non binaires ont participé, représentant une variété d’intersectionnalités. L’objectif était d’identifier, d’évaluer, de traiter et, en fin de compte, de changer les préjugés sexistes dans les processus de prêt au Canada.

 

    « Nos membres et nos partenaires de l’écosystème n’ont cessé de répéter que l’impossibilité d’accéder au capital empêchait les femmes de créer et de développer leurs entreprises. Ce projet nous a permis d’entendre directement ce que les entrepreneures avaient à dire au sujet de leurs expériences vécues. Grâce à leur ouverture et à leur perspicacité, ce rapport met en évidence les principaux problèmes du système de prêt actuel, et propose des solutions pour y remédier et les éliminer. »

    Alison Kirkland, PDG d’Organisations d’entreprises de femmes du Canada

    Répondant au sondage:
    « Les règles sont les suivantes — et cela qu’il s’agisse d’une banque, d’une coopérative de crédit, d’une banque de développement ou d’un centre d’entreprises des femmes — on ne vous prêtera pas tant que vous n’aurez pas le produit. Ça va si on développe une appli. On peut le faire sans frais généraux. En revanche, lancer une entreprise de fabrication est une tout autre affaire. Cela ne fait que perpétuer le modèle d’affaires qui existe depuis toujours — seuls les gens déjà riches qui fabriquent déjà de la même vieille manière y ont accès. »
    Répondant au sondage [Personne racialisée, Nouvelle arrivante]:
    « S’adresser à des investisseurs qui sont à 98,99 % des hommes lorsqu’on bâtit une entreprise qui s’adresse aux femmes, que les femmes comprennent et qui sera utilisée par des femmes qui utilisent la technologie, équivaut à se lancer dans la fosse aux lions parce que les hommes prédominent. C’est impossible. »
    Répondant au sondage:
    « Il n’y a pas beaucoup d’options à part les cartes de crédit quand on débute. Que se passe-t-il si on n’a rien d’autre que ses antécédents professionnels et une bonne idée pour se lancer? »
    Répondant au sondage [Personne racialisée, Personne ayant un handicap]:
    « J’aime écrire, mais la quantité de paperasse à remplir m’empêchait d’avoir assez de temps pour
    gérer mon entreprise. C’était du temps pour moi, que je préfèrerais consacrer à l’entreprise. »

    Ce projet est financé par Femmes et Égalités des genres Canada.